NAPOLÉON EN BOURGOGNE

Napoléon dans l’armée russe ?

M. Jeannin-Naltet entamait cette série de petites conférences. La sienne avait pour but de nous prouver le bien-fondé de cette question : «Napoléon a-t-il voulu s’engager dans l’armée russe ?»
Question surprenante s’il en est, mais qui semble être le début d’une étrange énigme historique.
Pendant la guerre russo-turque, l’armée russe s’est vue en mesure de proposer ses offres de service à des mercenaires étrangers. Particulièrement intéressée par les Corses qui possédaient déjà le caractère belliqueux qu’on leur connaît, délégua donc un recruteur vers l’île de Beauté. Le lieutenant d’artillerie Bonaparte répondit, semble-t-il à cette offre au début, mais il fut vite découragé par un trop plein d’ambition dont l’armée russe n’avait que faire.
Napoléon a-t-il voulu s’engager ? Oui, l’appât du gain vraiment important auquel répondait avec force roubles d’or la Russie semblait parfaitement résoudre les difficultés financières de l’époque que subissait sa famille. Quant à la France, à l’idée de patriotisme, elle est loin.
Napoléon fait figure d’étranger et semble montrer certaines difficultés d’adaptation sur le sol français, cause de la naissance d’un sentiment de haine envers les habitants de la France.
Justifications donc fort plausibles, mais malheureusement il fut impossible de retrouver la lettre adressée à Désirée Clary dans laquelle Napoléon faisait part de ses projets. Preuve irréfutable, mais gênante, qui apparaît comme étant l’objet de recherches intensives des historiens.
M. Barthélemy, quand à lui, nous proposait un exposé sur l’artillerie, force de frappe des armées napoléoniennes. Le matériel est identique à celui de la royauté, canons, obusiers, mortiers. Néanmoins, Napoléon apportera une normalisation des calibres, une standardisation du matériel de transport des munitions. Il est à remarquer que malgré toutes ces améliorations, c’est Napoléon lui-même qui, par une intelligente disposition de ses pièces d’artillerie, tirera profit au maximum d’un matériel toujours insuffisant dans l’accomplissement de ces grandes batailles.
En ce qui concerne le service de santé, exposé de M. Alain Pigeard, malgré les nombreuses créations apportées par l’empereur, il s’est révélé toujours insuffisant. Ambulances légères, lourdes, infirmiers, brancardiers succombèrent vite devant l’ampleur des dégâts. Les moyens également étaient plus que rudimentaires et il a fallu toute l’habileté de grands chirurgiens comme Larrey et Percey pour essayer de conserver au maximum une armée en bon état de marche, avec le concours peu encourageant d’étudiants en médecine «récents» et celui plus euphorique de l’alcool comme «anesthésiant».

Les divers maux de Napoléon 1er

Napoléon 1er n’a pas été empoisonné à l’arsenic. Il n’a pas succombé à un cancer, mais il est décédé d’une maladie hormonale qui peu à peu le transformait en femme, selon un médecin américain, le docteur Greenblatt, cité hier par le journal britannique «Guardian».
Pour le docteur Greenblatt, spécialiste du système endocrinien, divers symptômes apparus douze ans avant la mort de l’empereur indiquent qu’il était atteint d’un syndrome qui déréglait son fonctionnement glandulaire et modifiait lentement son sexe.
La léthargie de l’empereur et ses difficultés à uriner lors du siège de Moscou, ses jambes enflées avant la bataille de la Moskova, ses violents maux d’estomac à Dresde, sa fatigue et les douleurs ressenties à Leipzig, son manque d’initiative à Waterloo : autant de signes que l’empereur était bel et bien en train de changer de sexe.
D’ailleurs, précise le Guardian, lors de l’autopsie de l’empereur, les médecins n’ont pas seulement découvert un grave ulcère à l’estomac et quelques calculs dans la vessie, ils ont également constaté des troubles du fonctionnement glandulaire.
Le corps de Napoléon était enrobé d’une épaisse couche de graisse, ses hanches étaient larges, ses épaules étroites, sa peau blanche et délicate, ses mains et ses pieds minuscules, et ses organes génitaux totalement atrophiés.
Napoléon s’est montré ardent amant, reconnaît le docteur Greenblatt, tout particulièrement après son mariage avec Joséphine. Mais après avoir épousé Marie-Louise, affirme-t-il, l’empereur a commencé à souffrir de faiblesses sexuelles dont il ne se cachait pas.

«Les Bonaparte et la franc-maçonnerie»

Tel est le thème de la conférence qui sera donnée sous les auspices du Souvenir napoléonien de Bourgogne, mercredi 17 mars à 20h30, dans les salons de l’hôtel Frantel, par le professeur Ligou, de l’Université de Dijon.
De nombreuses personnes ont prétendu que Napoléon-Bonaparte avait appartenu à la franc-maçonnerie. Les études les plus récents ont confirmé qu’il n’en était rien.
Il semble même qu’à son arrivée au pouvoir, il voulut supprimer la franc-maçonnerie. Mais trop de participants au 18 brumaire (dont Sieyès) en faisaient partie pour que son projet fut mis à exécution.
L’on s’interroge encore sur le point de savoir si Napoléon a été l’exécutant des dessins secrets des loges, avant que celles-ci ne l’abandonnent. D’aucuns ont même été jusqu’à soutenir qu’il y avait eu une collusion maçonnique entre Blücher et Grouchy à Waterloo… Par contre, que Joseph, le frère aîné, fut un authentique maçon, grand maître du Grand Orient. Son frère Louis fut maître adjoint pendant quelques temps avant que d’être remplacé par Cambacérès.
Nul doute que l’intérêt du sujet ne suscite la présence de nombreuses personnes, non seulement adhérents du Souvenir napoléonien, mais amateurs d’histoire.
Entrée libre.

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