NAPOLÉON EN BOURGOGNE

NAPOLÉON EN BOURGOGNE d’après des coupures de presse du tout début des années 60.

 

  • Mais commençons par le début pour raconter Napoléon en Bourgogne à travers des articles de presse apparemment du tout début des années 1960. Par conséquent, le lecteur rectifiera de lui-même certains articles qui parlent de commémorations.

  • Je dispose de pas mal d’articles de presse issus, ce qui est le plus probable, du journal Le Bien Public. En lisant ces encarts, il y en a qui font double emploi, je ne les mettrai pas tous en ligne.

  • Un petit rappel même si j’en ai déjà parlé dans d’autres articles similaires, tout le monde pourrait faire des recherches dans les archives des journaux pour parfaire des connaissances. Pour moi, j’ai suivi un autre chemin. Ces articles de journaux soigneusement découpés par un de mes ancêtres et que j’ai découverts bien rangés dans certains livres que j’ai récupérés sont déjà en quelque sorte, archivés. Mon modeste travail est de tenter de relater ces articles dans un ordre chronologique, et ce n’est pas évident, il se peut que les articles apparaissent parfois dans le mauvais ordre.

  • Le principal, c’est qu’ils y soient.

  • C’est moi qui choisis les articles en fonction de leur intérêt et c’est en amateur que je le fais, non en historien, chose que je ne suis pas. Pour moi, c’est plutôt une démarche ludique et comme il s’agit de relater une histoire de la Bourgogne au travers de ce qu’en disait la presse régionale à l’époque (début des années 1960), je vais tranquillement reproduire certains articles que j’ai en ma possession. Cette fois, je vais aborder le cas Napoléon car, il est passé en Bourgogne, les articles le prouvant.

  • Disposant de nombreux articles, et, pour une meilleure lisibilité, je fais une pagination pour cette page. Pour ceux qui aiment lire l’histoire de Napoléon sous l’angle de coupures de presse, n’oubliez-pas de continuer votre lecture en cliquant sur la page 2 – 3 etc…, ou revenez vérifier par la suite, si d’autres pages sur le sujet sont disponibles car, tel que je me connais, il est fort possible que je mette cette page en ligne, sans avoir terminé le laborieux travail de recopie à la main des textes.

 

Voilà donc une série d’articles de presse des années 60, tous, en rapport avec Napoléon

 

Naissance de Napoléon

 

Le 15 août va marquer le 198e anniversaire de la naissance de Napoléon. Si l’on en croit «La grande Encyclopédie», des doutes se sont élevés sur l’année de naissance de Napoléon. D’après son acte de mariage avec Joséphine qui rajeunit celle-ci, il aurait vu le jour en 1768 ; il serait donc l’ainé de la famille. On a supposé que, Napoléon ayant dépassé la limite d’âge au moment où son père le présentait à l’école de Brienne, celui-ci aurait substitué à son acte de naissance l’acte de naissance de Joseph. Mais ce sont là des hypothèses.

Oui, ce ne sont que des hypothèses car tous les historiens font naître Napoléon en 1769 (15 mois après la cession de la Corse à la France) et il ne fait pas de doute que le bicentenaire de sa naissance sera célébré en 1969 et non en 1968. Quoi qu’il en soit, il est né le jour de l’Assomption. C’est peut-être la raison pour laquelle il avait un culte particulier pour la Sainte-Vierge. «Pénétré du respect de la religion – note Ch. Picard dans son livre «Napoléon Bonaparte à Auxonne» − il allait chaque après-midi à deux heures faire une prière à la chapelle du couvent des Ursulines devant une Vierge pour laquelle il avait une certaine dévotion. Le futur empereur, qui aimait les fleurs, surtout les renoncules et les anémones, acceptait avec plaisir celles que les dames de ce couvent lui offraient».

On sait que lorsqu’il était en garnison à Auxonne, Bonaparte lisait beaucoup. «Il avait un penchant à l’isolement, il aimait la solitude pour se livrer à des méditations. Souvent, on le voyait se promenant sur la route de Dijon, les mains croisées derrière le dos, tenant un livre ou des papiers. La lecture était  l’une de ses plus chères occupations. Ses lectures étaient Plutarque, Ossian, Polybe, les «Mémoires du maréchal de Saxe». L’histoire des grands hommes et le récit des belles actions excitaient particulièrement son enthousiasme ». Mais il lisait aussi les œuvres de Rousseau (dont il était à ce moment, selon le mot de Jean Savant, «un admirateur intégral», notamment «le Contrat social». «Déjà à dix-huit ans, à Auxonne, nous dit L.-H. Parias, les frémissements de l’ambition s’emparaient de lui lorsque dans «Le Contrat  social» de J.J. Rousseau au chapitre X, il faisait sienne cette remarquable prophétie sur la Corse (1762) : «J’ai quelque pressentiment qu’un jour cette petite île étonnera le monde». La nébuleuse de son destin précisait ses contours ; il s’imaginait déjà (comme l’écrivit son camarade d’école des Mazis dans une lettre inédite) « qu’il deviendrait un jour le législateur de la Corse et peut-être… ».

Ainsi la destinée de Napoléon aurait été influencée par la prédiction de J.J. Rousseau, comme la destinée de celui-ci l’avait été par la mise au concours, par l’Académie de sciences et belles-lettres de Dijon, du fameux sujet que l’on sait.

 

L e traité de Versailles

 

En 1768, un traité était signé à Versailles entre la France et la République de Gênes qui nous donnait la Corse mais qui prévoyait aussi «la conservation de l’Île de Corse à la République de Gênes» au cas où celle-ci se libérerait de sa dette envers la France. Malgré cette restriction, des Corses, commandés par Pascal Paoli, prirent le maquis ; ils furent vaincus l’année suivante et Paoli s’exila en Angleterre.

Des luttes sporadiques continuèrent dans l’île et ce n’est que le 30 novembre 1789 que la Corse deviendra française dans toute l’acception du mot, quand l’Assemblée constituante proclama que la Corse fait partie de l’Empire français, et que ses habitants seront régis par les mêmes lois que les autres Français.

Selon Jean Bourguignon et d’autres historiens, c’est de ce jour que date l’attachement sincère de Napoléon à la France. D’ailleurs, quelques mois plus tôt Napoléon Bonaparte écrivait à Paoli exilé à Londres : «Je naquis quand la Patrie périssait. Trente mille Français vomis sur nos côtes, noyant le trône de la liberté dans le sang ; tel fut le premier spectacle qui vint frapper mes yeux».

 

Bonaparte à Auxonne avec son frère Louis

 

«Quand Bonaparte vint rejoindre à Auxonne le régiment de la Fère, le 1er mai 1788, il n’avait pas encore 19 ans. Logé aux casernes, il occupa d’abord dans le pavillon dit «de la Ville», une chambre précédée d’un cabinet où couchait son Frère Louis encore enfant (celui-ci était né en 1778) dont il prenait soin et qui a fait à Auxonne sa première communion, sous l’abbé Morelet. Il était à la fois le mentor et le précepteur de son frère et lui faisait répéter ses leçons. Le 1er septembre 1789 Bonaparte partait en Corse, avec Louis, en congé de convalescence.  Le 1er juin 1790, il était rentré à Auxonne. Partant de cette ville à pied, dès 4 heures du matin, avec Louis, il acceptait, chez M. Joly, un déjeuner frugal, puis était de retour avant midi, prenant quelque fois la route de Gray pour voir en passant M. Masson, propriétaire du château d’Authume, qui avait été, en 1785, son premier capitaine dans les bombardiers. En arrivant à Dole, il s’empressait d’aller voir aussi le vieux père Charles, ancien aumônier de Brienne, qui lui avait enseigné le catéchisme. Devenu Premier consul, il n’oublia pas ce vénérable ecclésiastique. Il lui accorda une pension de 1.000 F en accompagnant le brevet d’une lettre autographe qu’il terminait ainsi : «Je n’ai pas oublié que c’est à votre vertueux exemple et à vos sages leçons que je dois la haute fortune à laquelle je suis arrivé. Sans la religion, il n’est point de bonheur, point d’avenir possible. Je me recommande à vos prières ». Le 1er avril 1791, il fut nommé lieutenant «en premier» dans le régiment de Grenoble qui tenait garnison à Valence, et, vers la fin du même mois, il partit, toujours avec Louis, pour cette nouvelle garnison… »

Comme on le voit, Napoléon fut bien le «mentor» de Louis. Plus tard, il dira à Gaulaincourt : «Ce Louis que j’ai fais élever, sur ma solde de lieutenant, au prix de quelle privations ! Savez-vous comment j’y parvenais ? C’était en ne mettant jamais les pieds ni dans un café, ni dans le monde ; c’était en mangeant du pain sec, en brossant mes habits moi-même, afin qu’ils demeurassent plus longtemps propres…»

Il avait fallu, en effet, vivre à deux sur la très maigre solde de lieutenant en second : 93 livres et 4 deniers par mois, soit 92,15 F ou 3,05 F par jour en francs 1914.

Quelques brèves épisodes pêle-mêle sur la même époque des débuts de Napoléon en Bourgogne

 

  • Le lieutenant Bonaparte, envoyé le 1er avril 1789, à Seurre pour réprimer une émeute, y demeura jusqu’à la fin mai.

Pendant qu’il y était, se produisit l’insurrection des moines de Citeaux, lesquels s’étaient emparés des clés des magasins et voulaient forcer l’économe à leur rendre compte des immenses richesses de l’abbaye.

Bonaparte s’y rendit avec une partie de son détachement, donna raison au Père abbé, fit arrêter trois ou quatre moines parmi les plus mutins et les fît enfermer dans un cachot, mettant ainsi rapidement un terme à cette révolte.


 

  • Alors qu’il tenait garnison à Auxonne, Bonaparte vint en effet maintes fois à Saint-Jean-de-Losne dont il admirait beaucoup le siège mémorable de 1636 et dont il se serait, dit-on, inspiré pour son fameux siège de Mantoue, en l’an IV et an V de la République, lors de la première campagne d’Italie.

Le lieutenant Bonaparte aurait même ébauché une idylle avec une jeune fille de Saint-Jean-de-Losne dont on a malheureusement perdu le nom, laquelle demoiselle se serait par la suite retirée à Seurre.


 

 

  • Durant le séjour de Bonaparte à Auxonne, parmi ses camarades figurait Belley de Bussy qui n’avait qu’un tort : jouer du cor depuis sa chambre situé au-dessus de celle du futur Empereur qui était troublé dans ses études et ses méditations.

Leurs disputent dégénérèrent à un tel point qu’ils faillirent se battre en duel. Après leur réconciliation et le départ pour Valence du lieutenant Bonaparte, il ne devait plus se revoir jusqu’à ce qu’au soir du 6 mars 1814 – en pleine campagne de France – l’Empereur ayant voulu, selon son habitude, s’informer auprès des gens de la région, se vit conseiller par le maître de poste d’interroger M. de Bussy, maire de Beaurieux, qui «avait jadis servi comme officier».

Napoléon se rappela alors le joueur de cor d’Auxonne, l’envoya chercher, l’accueillit aimablement, le prit comme guide durant la bataille de Craonne, lui donna 12.000 F pour s’équiper et (avancement singulièrement rapide) le nomma colonel d’artillerie et aide de camp.

Bien entendu, de Bussy n’eut pas le temps de se faire confectionner un uniforme et termina en civil la campagne de France.

Les soldats, de ce fait, le surnommèrent «le Pékin de l’Empereur».


 

 

  • Dimanche dernier, de grandes cérémonies ont eu lieu à Brienne-le-Château (Aube) à l’occasion de l’inauguration du Musée Napoléon.

Dans la série des émissions qui ont lieu à l’occasion du bicentenaire de Napoléon, la T.V a donné dernièrement «Bonaparte à Brienne», où plusieurs généraux ont fait un intéressant parallèle entre les écoles militaires de la fin du XVIIIe siècle et celles d’aujourd’hui. En ce qui concerne les aptitudes du jeune Bonaparte, on nous a dit notamment qu’il était très fort en mathématiques mais peu doué pour l’anglais.

Voici d’ailleurs (citées par A. Dagot) quelques notes que rédigèrent sur lui ses chefs et professeurs, lorsque, en 1784, il sortit de Brienne pour passer à l’Ecole militaire de Paris : «M. de Bonaparte, taille de 4 pieds, 10 pouces, 10 lignes, a fait sa quatrième ; de bonne constitution, santé excellente, caractère soumis, honnête et reconnaissant ; conduite très régulière ; s’est toujours distingué par son application aux mathématiques ; il sait très passablement son histoire et sa géographie ; il est assez faible dans les exercices d’agrément et pour le latin, où il n’a fait que sa quatrième ; ce sera un excellent marin ; mérite de passer à l’école de Paris». (De Kéralio, inspecteur des 12 écoles militaires.)

A l’école militaire de Paris, Domaison, son professeur de belles-lettres, disait en parlant de ses compositions de rhétorique : «C’est du granit chauffé au volcan». Son professeur d’histoire, M. de l’Equille, laissa sur son élève une courte note prophétique : «Corse de nation et de caractère, il ira loin si les circonstances le favorisent».


 

 

  • Comme je l’ai dis en introduction, je dispose de nombreuses coupures de presse relatant le passage de Napoléon en Bourgogne. Je ne vais pas toutes les recopier. J’aurais pu mettre d’autres articles sur comme par exemple : «Napoléon et les femmes ou encore d’autres anecdotes ».

  • Dans les prochaines pages, j’ai choisi de recopier des articles plus longs retraçant la vie de Napoléon, d’une manière plus générale et parfois bien fouillé, mais pas forcément en rapport avec la Bourgogne. On pourra y lire, entre les lignes, des controverses, ou de l’admiration. Cela semble intéressant de relire ces vieilles coupures de presse des années 1960.

  • Ne m’en voulez pas si je ne respecte pas toujours un ordre rigoureux de publication. (Je veux dire un ordre dans le sens des années)

  • Quand un article de presse comporte un titre, je mets ce titre, lorsque l’article a été découpé à ras en haut et qu’il ne comporte pas de titre, je résume l’article dans ma tête, et j’invente un titre.

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