La petite Histoire en Côte d’Or

Je ne sais par où commencer mais, je me sens le devoir (de mémoire) de republier des coupures de presse soigneusement archivées par mes aïeux et rangées dans des livres en rapport avec le sujet.

Pour la petite histoire, je l’ai déjà écris ailleurs, mais j’y reviens, je me prends à vouloir écrire des articles en relation avec l’histoire de la Côte d’Or car ça ne me dérange pas de remettre sur scène ce qui l’avait été jadis.

Je dispose de nombreuses coupures de presse pas trop mal classées par mes ancêtres qui vivaient en Bourgogne, c’est mon pays de cœur, ça m’occupera un certain temps, et si ça peut servir à d’autres, où est le problème ?

Dans la mesure du possible, je citerai les journalistes et les dates de publications, mais, comme vous le verrez, ce sera rare de les voir car ces coupures ont été faites avec des ciseaux et les articles sont découpés juste et ça ne permet pas de voir les dates et les noms d’auteurs.

Donc, je vous ai dis mes motivations à savoir ; il me plaît d’éditer à la main, des articles historiques pour faire partager et ou, intéresser certains. En aucun cas, je ne suis l’auteur des textes que je recopie patiemment. Mon travail sera donc long car il faudra trier et tout saisir sur le clavier, lorsque je le jugerai utile (c’était impossible avant), je mettrai des liens judicieux (des liens principalement pour vous éviter de chercher des mots anciens, des termes qui ne sont plus d’usage à notre époque etc..), et , en aucun cas, je fausserai ce que je recopie. Quand à la vérité, et bien ! Je ne suis pas un historien, je n’aurai pas cette prétention malgré le fait, et ça n’engage que moi, que j’ai toujours pensé qu’on était tous des philosophes, alors, pourquoi pas des historiens dans le sens de :  » raconter des histoires, partager un peu d’histoire etc… »

Il y aura des articles courts, des articles plus longs, certains, sans grands intérêts (Quoique, ça dépend pour qui), d’ailleurs voyez ce premier article et dites-le en commentaire si ça vous chante. (Certains de ces articles me font sourire, me surprennent, mais, me cultivent)

Il faut bien commencer par quelque chose :

Il s’agit apparemment d’une vieille charte de Seigneurie  du XIIIe siècle.

 

Voilà ce qu’on a pu lire un jour, sur la ville de Saint-Jean-de-Losne

 

« Moi, Alix, duchesse de Bourgogne, fais savoir à tous, présents et futurs, que j’ai accordé aux habitants de Saint-Jean-de-Losne les libertés suivantes :

— D’abord qu’ils élisent 4 hommes qui affirment par serment la fidélité de la ville et qui aient dans Saint-Jean-de-Losne et ses dépendances les mêmes pouvoir et juridiction qu’à Dijon le maire et les jurés de la commune, les 4 jurés peuvent être changés chaque année à la fête de saint Jean-Baptiste.

— Je fais abandon aux habitants des droits de péage et de vente. Je leur accorde la liberté de vendanger. Dès que les vignes étant prêtes pour les vendanges, j’aurai placé mes gardes autour de Dijon. Je leur permets de prendre dans mes bois tout ce qui leur est nécessaire, selon les us et coutumes observés jusqu’à maintenant.

— J’ai concédé, en outre, aux habitants de Saint-Jean-de-Losne qu’ils seront libres de toutes tailles, exactions, charges et missions, sauf que chacun d’eux nous paiera annuellement 10 sous par perche ( 4 m 60 cm) de sa propriété. Et ils seront exempts de toute charge militaire.

— Celui qui aura fait tord à quelqu’un versera 12 deniers ; celui qui aura frappé du poing ou de sa main paiera 5 sous ; celui qui aura versé le sang, 10 sous ; du moins s’il y a plainte. Les autres droits seront conservés selon la bonne coutume de Dijon.

—Quiconque aura voulu ou pu se réfugier dans la ville, s’il n’est larron ou homicide, y sera libre et en sûreté avec tous ses biens.

—Quiconque aura construit dans la ville pourra faire de sa construction ce qu’il voudra, sous réserve de notre cens.

— Si des animaux ou des troupeaux sont surpris dans la forêt, il sera payé 6 deniers par bête, sauf pour les moutons comptés à 2 deniers seulement, et une indemnité, fixée par les 4 élus, sera versée à celui à qui il aura été fait tord.

— Sachez aussi que j’ai retenu la justice des larrons, adultères et homicides qui auront été prouvés et convaincus à Saint-Jean-de-Losne et dans son bailliage.

Cette charte a été revue, confirmée et fortifiée de mon sceau à la demande de mes hommes de Saint-Jean-de-Losne. Fait l’an du Seigneur 1227, au mois de juillet ».

 

Pour mieux comprendre la Seigneurie et les drôles d’us et coutumes, voici d’autres coupures de presse qui éclaireront nos lanternes.

 

La civilisation dont jouissent aujourd’hui les habitants des campagnes est l’oeuvre du christianisme. C’est la religion chrétienne qui adoucit les mœurs farouches ou nomades des peuplades barbares qui vinrent s’établir successivement dans nos contrées. Il fallut de longs siècles pour opérer cette transformation ;  les invasions barbares se prolongèrent jusqu’au temps de Charlemagne : les habitudes de brigandage et de rapines durèrent fort longtemps et pour s’y soustraire les paysans se mirent sous la tutelle des hommes de guerre qui devinrent leurs seigneurs et maîtres.

De là naquirent le servage et la féodalité. Les seigneurs guerroyaient et les paysans cultivaient leurs terres sous le nom de serfs. Ce n’était plus l’esclavage païen, grâce à l’influence de la religion sur les nobles, mais c’était encore une servitude, reste de la barbarie et de la nécessité des temps.

Les paysans s’étaient peu à peu bâti des huttes et de petites maisons autour des châteaux, ils cultivaient les terres, et faisaient les corvées.

Dès le XIIe siècle, un grand nombre de paysans possédaient un modeste héritage dont ils payaient la taille et la dîme comme aujourd’hui l’impôt. La taille se payait à la Saint-Barthélémy (24 août). La dîme s’étendit peu à peu au clergé séculier et régulier à titre de reconnaissance ou d’aumône. (A cette époque, c’étaient de bien lourdes charges à supporter pour le modeste budget du paysan. De nos jours, nous ne voyons pas d’amélioration à ce sujet et quand on reçoit les  » feuilles d’impôts » on a toujours des surprises désagréables !…).

A partir de 1490, les paysans s’érigèrent peu à peu en communes et géraient de plus en plus leurs affaires. La communauté, ainsi qu’on l’appelait, se réunissait d’abord 2 fois l’an pour nommer des gardes champêtres que le seigneur approuvait ainsi que des instituteurs choisis. Les autres affaires se traitaient pareillement sur la place publique.

Au moyen-âge les vêtements de paysans étaient de toile, de serge ou de bure ; ils avaient la forme de longues robes comme celles des trappistes copiées sur les costumes du temps. Une corde de chanvre ou une courroie leur servait de ceinture. Plus tard, la robe fit place à la blouse de toile.

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